Flash infos

28/02/2023 - Léko et Ulule attendent vos projets

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L’éco-organisme des emballages ménagers Léko s’associe à Ulule, plateforme de financement participatif, pour lancer un appel à projets. Intitulé « Emballages, vers une démarche responsable », le programme vise à accompagner 10 projets qui recevront un soutien financier de 5.000 euros. A la suite d’un vote du public, un prix supplémentaire de 10.000 euros sera remis au lauréat. Le prochain comité de sélection, en mars 2023, approche. Le premier s’était tenu en novembre dernier, et le suivant aura lieu en juin. C’est également au mois de juin qu’aura lieu le vote pour désigner le projet favori du public. Parmi les étapes détaillées sur le site de l’appel à projets (https://leko.ulule.com/), la troisième peut surprendre : une fois sélectionné par le jury, le projet doit faire l’objet d’une campagne de financement sur la plateforme Ulule—sauf si les porteurs de projet sont déjà adhérents ou partenaires de Léko… Une approche étonnante qui vise probablement à susciter de l’engouement autour des projets ou à les faire connaître du grand public.

28/02/2023 - Redware récupère les pièces de monnaie

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Redwave a lancé un nouveau trieur de pièces, baptisé « Redwave CX »,  basé sur un capteur, un système de tri pour récupérer les pièces provenant des scories d'incinération des déchets industriels (IWI) et des déchets automobiles. Le système offre un processus entièrement automatisé pour trier les pièces des fractions de métaux lourds, offrant une solution rentable pour récupérer les métaux précieux.
Équipée d'une caméra haute résolution, la trieuse de pièces Redwave CX est capable de trier les métaux de 3 mm à 55 mm. Selon le fabricant, la proportion moyenne de pièces dans les flux de déchets est de 1 à 2 %. Attention toutefois à une  contrainte majeure : beaucoup de banques refusent les pièces issues du broyage ou de l’incinération au motif qu’elles ont fait l’objet d’une détérioration « volontaire » qui entraine leur démonétisation. Reste donc à leur trouver un autre débouché...

 

15/02/2023 - Qui, quoi, où ? Une carte interactive pour y répondre

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Qui recycle la glassine, ce sous-produit des étiquettes adhésives ? Quelles sont les spécialités de ces recycleurs ? Et enfin, où se situent-t-ils ? Ce sont à ces questions que la carte interactive lancée par le Celab-Europe a pour ambition de répondre. Le Celab-Europe est un consortium, né en 2020, qui regroupe 35 entreprises de l’industrie de l’étiquette. Les recycleurs de glassine sont au nombre de huit en France. Ils sont tous reconnus et recensés par Celab-Europe. Selon l’Union nationale des fabricants d’étiquettes adhésives, la glassine représente un gisement de 50.000 tonnes par an en France. Celab-Europe souhaite encourager une économie circulaire de l’étiquette et a pour objectif de recycler 75 % des déchets de glassine produits en Europe d’ici à 2025. L’industrie viticole fait partie des grands consommateurs de glassine : dans le secteur, neuf étiquettes sur dix utilisent de la glassine.

15/02/2023 - Objectif zéro gazole

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Sepur, spécialiste de la gestion des déchets, poursuit sa transition écologique et énergétique en 2023 en déployant des prestations 100 % électrique dans 3 nouvelles collectivités. Avec cette extension, c’est 70 % de sa flotte totale qui sera désormais électrique. L’entreprise va installer 3 nouvelles stations bioGNV et des bornes de recharge électrique supplémentaires. Deuxième priorité pour 2023, l’organisation de la collecte et de la valorisation des biodéchets grâce à la création de nouvelles unités de valorisation, par micro-méthanisation ou co-compostage, qui permettra de créer plus de ressources comme le compost ou le gaz transformé en électricité. « Sepur est aujourd’hui moteur dans la transformation de la flotte de véhicules de collecte et dans l’accompagnement de la transition écologique des collectivités », se félicite son président, Youri Ivanov.

15/02/2023 - Ecomaison structure la collecte et le transport

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Ecomaison, ex-Eco-mobilier, a reçu plusieurs nouveaux agréments « pour toute la maison » et structure son offre de collecte et transport  des objets usagés de bricolage, jardin, jouets, jeux en plein air et textiles de décoration en lançant 2 appels d’offres qui concernent la « fabrication ou location de caisses-palettes » et la « mise en place de caisses-palettes, l’enlèvement et le transport ».

15/02/2023 - Avantage fiscal maintenu

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La suppression de l’avantage fiscal applicable au gazole non routier (GNR), qui entraînerait avec lui une augmentation automatique du prix du GNR, devait définitivement être appliquée au 1er janvier de cette année. Il est finalement préservé pour toute l’année 2023. Ce maintien à un niveau bas de la TICPE sur le GNR bénéficie à toutes les entreprises  utilisant à des fins industrielles ou commerciales des engins mobiles (chariots élévateurs, tractopelles, grues …) qui ne sont pas destinés à circuler sur la voie publique.

Les entreprises du secteur des déchets qui possèdent de tels équipements sont donc concernées par cette « remise » jusqu’au 31 décembre 2023 (TICPE = 18,82 centimes par litre en 2023, puis 59,40 en 2024).

08/02/2023 - Des marchés révisés

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Exemple concret de révision de marché pour cause d’envolée des prix de l’énergie, Paprec a sollicité et obtenu une révision de l’accord-cadre passé avec la Communauté de communes des Monts du Lyonnais (CCMDL) pour le tri et le traitement de la collecte sélective du verre et du papier ; en l’occurrence, une indemnisation supplémentaire de 3 € hors taxe (HT) la tonne. En décembre dernier, l’entreprise a fait part de ses difficultés concernant l’inflation de différents coûts de production. Elle avait mis en avant ses achats d’électricité pour  2023 qui ont quadruplé, passant de 53 €/MWh en 2022 à 287 €/MWh, soit une dépense supplémentaire pour elle de 87.516 € par mois. Une hausse de nature à remettre en cause la pérennité de ses marchés les plus énergivores, à commencer par ceux du tri des emballages ménagers qui représenteraient 30 % de sa consommation électrique totale. « Il est normal de partager un peu ce qui est imprévisible», a indiqué le président de la CCMDL.

 

08/02/2023 - Prime à l’incorporation : sous condition ?

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Prévue dans le dernier cahier des charges de la REP, la prime à l’incorporation de matières recyclées pourrait être soumise à un critère de proximité : recyclage réalisé à moins de 1.500 km du site de collecte ou à moins de 1.000 km du centre de tri. Le projet d’arrêté est mis en consultation par le ministère de la Transition écologique jusqu’au 22 février et la décision finale devrait être effective au 1er juillet 2023. Dans l’état actuel des choses, la prime est de 1.000 euros par tonne de matière recyclée incorporée si le recyclage se fait en boucle fermée (chutes de production ou produits invendus), et à 500 euros par tonne s’il a lieu en boucle ouverte (déchets collectés par un éco-organisme agréé).

08/02/2023 - Alpla investit la Roumanie

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Le groupe Alpla, accompagné d’Ecohelp et UPT, a inauguré sa première usine de recyclage de PET en Roumanie. A l’issue de neuf mois de travaux et d’un investissement de 7,5 millions d’euros, l’usine est en capacité de fabriquer 18.000 tonnes de matériaux recyclés par an. La cérémonie officielle d’ouverture est prévue le 4 mai. « L’importante croissance des processus de recyclage locaux exige un engagement accru dans la région. Avec nos partenaires, nous combinons nos forces, augmentons la qualité de traitement du matériau PET recyclé et assurons l’approvisionnement à long terme du marché du sud-est de l’Europe », a déclaré Georg Lässer, directeur du développement commercial, des achats et des ventes de recyclage chez Alpa. Pour le moment dotée d’une seule ligne d’extrusion, l’usine pourra en accueillir une seconde si besoin.

08/02/2023 - Le Cotrep devient GIE

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Le Comité technique pour le recyclage des emballages en plastique (Cotrep) se change en groupement d’intérêt économique (GIE). Né en 2001, le Cotrep accompagne les industriels dans le développement de solutions d’emballages en plastique recyclables. Il est composé de plusieurs autres groupes tels que Citeo, Elipso (association professionnelle des fabricants d’emballages en plastique), le Syndicat des régénérateurs de plastiques et Valoplast (reprise des déchets d’emballage). Le Cotrep met à disposition des industriels l’ensemble de ses connaissances afin de les accompagner dès la conception des emballages. Cette nouvelle structure juridique lui permettra « d’accroître ses moyens et d’accélérer la diffusion de recommandations robustes sur la recyclabilité pour toutes les typologies d’emballages plastiques ménagers », ou encore de d’augmenter sa contribution aux travaux d’harmonisation des recommandations en Europe.

08/02/2023 - Les recycleurs, meilleurs alliés industriels de l’environnement ?

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Dhawal Shah, président de la division Métaux non-ferreux du BIR, invite à l’optimisme même si les difficultés qui ont parsemé 2022 ne sont pas toutes résolues. L’explosion des prix énergétiques s’est—légèrement– tassée, mais l’inflation est tenace et force notamment le secteur automobile à réduire les coûts. La forte croissance économique indienne n’a malheureusement pas ruisselé sur l’industrie du recyclage. De plus, l’interdiction de l’exportation de déchets européens hors OCDE promet d’alourdir la bureaucratie du secteur, « sous couvert de vérifications de la conformité aux nouvelles mesures ». Dhawal Shah regrette que cette décision ait eu lieu alors que « le secteur du recyclage gagne de plus en plus en reconnaissance en tant qu’allié industriel de l’environnement ». Résolument optimiste, il encourage les recycleurs à prêter attention au marché chinois, qui devrait, sous peu, faire un retour fracassant.

08/02/2023 - L’ex-Foch océanisé

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L'ancien porte-avions français Foch, vendu en 2000 au Brésil, qui l'a rebaptisé São Paulo, repose désormais au fond de l’Atlantique. Il devait être démantelé en Turquie, au chantier naval Sok Denizcilik qui l'avait racheté en 2021 pour ses 30.000 tonnes de ferraille. Mais le pays a finalement refusé l'accès à ses eaux territoriales. Cette « océanisation » de la coque est dénoncée par les ONG qui voient là un « crime environnemental majeur en mer ». A titre indicatif, la marine de guerre des Etats-Unis procède ainsi depuis toujours.

08/02/2023 - Derichebourg optimiste pour 2023

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Paris.- Au premier trimestre, clos fin décembre, de l'exercice 2021-2022, le chiffre d'affaires du groupe Derichebourg a progressé de 12,4 % par rapport à l’année précédente, et s'établit à 1,07 milliard d'euros. Cette hausse intègre la contribution des centres de recyclage du groupe Ecore. L'Ebitda courant s'établit à 85,9 millions d'euros, chiffre légèrement inférieur à celui de l'an passé (90,1 millions d'euros). « Les premiers mois de l'exercice sont marqués dans l'activité Services à l'Environnement par des volumes de ventes freinés par les prix élevés de l'énergie et par les anticipations économiques prudentes », a indiqué le groupe. Les prix de vente moyens des ferrailles et des métaux non-ferreux sont inférieurs à ceux de l'an passé : -12% et -14% respectivement, mais les marges unitaires se sont maintenues à des niveaux satisfaisants.

L'opérateur de services aux entreprises et à l'environnement affiche son optimisme quant à ses perspectives sur les prochains mois. D'une part, les prix de l'électricité sur le marché spot et sur les marchés à terme ont fortement baissé depuis l'automne dernier, ce qui permet aux principaux clients sidérurgistes de la filière électrique d'envisager une production en hausse. D'autre part, la Turquie a des besoins croissants en ferraille, ce qui soutient les prix. Enfin, Derichebourg estime que la demande en métaux non-ferreux repart elle aussi à la hausse par rapport au dernier trimestre de l'année civile 2022, en particulier pour l’aluminium.

08/02/2023 - Des garanties financières supprimées

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Le ministère de la Transition écologique vient d’adresser aux préfets une circulaire annonçant la suppression du dispositif des garanties financières exigées pour la mise en sécurité des installations relevant de l’article 516-1, 5°, du Code de l’environnement. Sont notamment concernées les installations de transit et de traitement des déchets. Pour mémoire, ces garanties financières étaient destinées à couvrir les frais de mise en sécurité des sites éventuellement pollués après l’arrêt de leur activité ou après un accident. Le ministère a justifié l’arrêt de ces garanties en estimant qu’elles étaient « rarement mises en œuvre », couteuses pour les exploitants et qu’elles représentaient « des charges administratives importantes pour l’inspection des installations classées ». A noter que certains juristes s’étonnent de cette suppression. Ils mettent en avant le fait qu’il s’agit là d’une potentielle violation du principe de non-régression du droit de l’environnement.

08/02/2023 - L'Inde veut tripler sa consommation de ferrailles

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New Delhi.- Le gouvernement indien a pour ambition de diviser ses émissions de CO2 par deux d’ici à 2030. Parmi les chevaux de bataille, il y a l’augmentation du recours aux ferrailles dans la production d’acier. D’ici à 2047, 50 % de la production d’acier devrait être issue de ferrailles, contre 15 % actuellement. L’autre moitié reposerait sur l’utilisation de minerai de fer.

Le ministre de l’acier, Jyotiraditya Scinida, a annoncé ces objectifs à l’occasion de l’International Metal Recycling Conference qui se tenait à Kochi entre le 2 et le 4 février. Les 2.000 participants présents à la conférence, organisée par l’association des recycleurs indiens MRAI, ont semblé apprécier cette annonce. « Nous sommes très heureux de recevoir le soutien du ministre, s’est réjoui Sanjay Mehta, président du MRAI. Le fait que le ministre se soit rendu sur place, à Kochi, témoigne de l’importance de l’industrie du recyclage des métaux pour notre pays. C’est une vraie reconnaissance ».

31/01/2023 - Traverses de chemin de fer

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L’Anses (Agence de sécurité sanitaire) enfonce le clou auprès de l’Agence européenne des produits chimiques. Selon elle, la réutilisation des bois traités à la créosote ne doit être rendu possible qu’au seul profit du même utilisateur et dans le même pays. En France, seule les traverses de chemin de fer peuvent être traitées à la créosote, lesquelles doivent être éliminées en tant que déchets dangereux et en aucun cas pour aménager des jardins, faire des clôtures ou encore servir de bois de chauffage, rappelle l’Anses qui souligne le caractère hautement cancérigène de la créosote.

31/01/2023 - Indra s'exporte

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Indra Automobile Recycling partage l’expertise qu’elle a développée ces 12 dernières années avec Trent, une entreprise britannique qui l’a sollicitée dès 2018 afin de restructurer ses flux et son process de traitement des VHU sur son site historique, à Poole. Objectifs : traiter 30.000 véhicules par an, démonter 210.000 pièces et former une équipe de 52 démonteurs. Un nouveau bâtiment a vu le jour sur site de Poole et, entièrement équipé par les équipes d’Indra, il permet d’atteindre l’objectif de 30.000 véhicules par an grâce à l’ajout de lignes de déconstruction équipées de basculeurs. Une formation des équipes anglaises a été assurée par Indra, sur son propre site en Sologne puis à Poole.

31/01/2023 - EnergyLOOP en Navarre

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La municipalité de Cortes, en Navarre, sera le terrain d’accueil d’une nouvelle usine de recyclage de pâles d’éoliennes. Baptisée EnergyLOOP, l’entreprise est soutenue par Iberdrola et FCC Ámbito. Proche des principaux parcs éoliens espagnols, l’usine devrait être opérationnelle en 2024. Forte d’un investissement de 10 millions d’euros et soutenue par le gouvernement de Navarre ainsi que l’entreprise publique Sodena, cette usine sera la première à recycler les pâles d’éoliennes à cette échelle en Europe. L’Espagne est le leader mondial de l’éolienne, avec un parc de plus de 28 GW, et anticipe de forts besoins en recyclage. On estime que 5.700 éoliennes seront démantelées chaque année en Europe d’ici à 2030. Parmi les partenaires d’EnergyLOOP, Siemens Gamesa, qui a installé 53 % du parc éolien espagnol, s’associe au projet.

31/01/2023 - Loulenn chante les louanges de la laine

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14.000 tonnes de laine sont collectées chaque année en France, mais ne peuvent ni être apportées en déchetterie, ni brûlées ou enterrées, selon la règlementation européenne. 80 % de la laine tondue française est donc exportée en Asie et à peine 4 % est valorisé. Face à ce constat, Loulenn, entreprise toulousaine portée par Euriel Morvézen, se lance dans le marché de la couette en proposant une offre jusqu’alors quasi inexistante en France : des couettes garnies de laine, une matière thermorégulatrice et isolante. En deux ans, Loulenn a ainsi valorisé près de 10 tonnes de laine. La laine étant une matière aisément recyclable, la démarche circulaire de l’entreprise est complétée par un service de consigne : les clients renvoient leur couette quand ils estiment qu’elle est en fin de vie, et la marque la recycle pour créer de nouveaux produits.

04/01/2023 - CRE propose sa boussole

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« Nous devons aider, dans le cadre de notre champ d’actions, les entreprises et les collectivités territoriales à se couvrir au mieux », vient de rappeler Emeline Spire, directrice du développement des marchés et de la transition énergétique à la CRE (Commission de Régulation de l’Energie). Pour ce faire, la CRE a distingué trois profils de consommateurs en fonction de la puissance souscrite et de la taille de l’entreprise mais aussi en fonction de la période de consommation (hiver et heures pleines). A partir de ces données, un prix de référence est proposé. Cette grille tarifaire de référence leur permettra de savoir si les prix proposés sont réalistes par rapport aux prix de gros de l’électricité.