Flash infos

27/06/2023 - L’EN2R en marche

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Serge Ponton, président de la commission sociale de Federec, a présenté les étapes de réalisation de l’école des métiers du recyclage et de la ressource inaugurée en avril dernier. « Cette école est une autre façon de communiquer sur nos métiers ». Une équipe reflet des différentes régions, véritable task force, a pour mission de rédiger du cahier des charges, de référencer les organismes de formation avant de sélectionner en juillet les prestataires. En septembre/octobre, les offres de formation seront en ligne sur le site EN2R pour les premières inscriptions.

Federec et l’AFPA ont appris le 7 juin avoir été sélectionnés dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « compétences et métiers d’avenir. » Le projet bénéficiera d’une subvention comprise entre 6 et 8 M€ pour financer les ingénieries de formation et travailler sur l’attractivité des métiers.

Martine Chartier

27/06/2023 - Tout se recycle !

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Tout se recycle... même les coquilles Saint-Jacques. La société CSBT Environnement construira la première usine européenne de revalorisation des coquilles Saint-Jacques à partir d’octobre 2024, à Bayeux. Ce « projet d’une vie », comme le qualifie Gilles Bégué, directeur du site, a pris du retard. La future usine, unique en Europe, traitera 30.000 t de coques par an. Nettoyées, broyées et micronisées, elles seront utilisées dans la plasturgie, la peinture, la cosmétique, la pharmacologie ou encore l’agriculture.

27/06/2023 - La Commission consulte

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La Commission européenne a ouvert, jusqu'au 22 septembre 2023, une consultation publique sur la directive relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) afin d’évaluer la pertinence de cette directive en ce qui concerne les nouveaux enjeux (accès aux matières premières essentielles, consommation accrue d'équipements, numérisation, etc.). A cette occasion, la Commission souligne que « les DEEE constituent l'un des flux de déchets dont la croissance est la plus rapide dans l'Union européenne et dans le monde » et que leur recyclage permet d’assurer en partie notre indépendance en matières premières critiques.

27/06/2023 - Solitaire du Figaro Paprec

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Fort du succès de l’édition 2022 de La Solitaire du Figaro, dont Paprec était partenaire principal, le groupe renforce son engagement auprès d’OC Sport Pen Duick et de la course reine du Championnat de France Elite de Course au Large. Il en est désormais partenaire titre et l’évènement est renommé La Solitaire du Figaro Paprec.

21/06/2023 - Suez et Pyrum s’associent

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La branche britannique de Suez a annoncé avoir noué un partenariat avec Pyrum pour une durée d’un an. Objectif : créer ensemble une usine de recyclage pouvant traiter chaque année 20.000 tonnes de pneus en fin de vie et disposant de trois réacteurs à pyrolyse. La technologie brevetée de Pyrum permet d’économiser jusqu’à 72 % d’émissions de CO2 par rapport aux techniques traditionnelles de recyclage. Environ 480.000 tonnes de pneus arrivent en fin de vie chaque année en Grande-Bretagne. 13,4 millions sont changés en carburant alternatif. Une partie du gisement est broyé et utilisé comme revêtement pour les terrains de sport ou de jeu. Le reste fait l’objet de récupération énergétique ou est envoyé en décharge. Près de la moitié du gisement n’est pas recyclé pour le moment.

21/06/2023 - Le matériel informatique se recycle

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Maintenance, reconditionnement et recyclage : ce sont les trois activités assurées par Everrnex, société de services informatiques. Début 2023, Evernex a investi 2,5 millions d’euros dans un nouveau site, à Mitry-Compans, où travaillent 190 personnes autour de 160.000 pièces détachées et 6.000 serveurs reconditionnés. 500 tonnes de pièces informatiques sont collectées chaque année : Evernex en recycle 70 % pour récupérer les métaux rares qu’elles contiennent, et le reste est réemployé. Stratégiquement situé proche de l’aéroport Roissy-CDG, le site reçoit du matériel venu du monde entier. Après réception sur l’un des 8 quais de chargement, place au tri afin de séparer le matériel à recycler du matériel à réemployer. Passés par la case test, les équipements en attente de seconde vie sont étiquetés et stockés. L’entrepôt de Mitry-Compans recense 14.000 bacs, 36.000 références, 6.000 serveurs et 78.000 disques durs. En ce qui concerne le reconditionnement, 1.900 serveurs reconfigurés sont revendus par Evernex chaque année, et la demande va croissant.

21/06/2023 - Trafic d’huile de friture… une filière belge ?

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La gendarmerie nationale française a annoncé, en fin de semaine dernière, l'arrestation  de six membres présumés d'une structure criminelle impliquée dans des vols en grande quantité d'huile de friture usagée qui transitait par des hangars illégaux en France avant de partir vers les Pays-Bas. Cette structure criminelle est soupçonnée d'avoir détourné ces huiles « du circuit traditionnel de recyclage » pour le revendre sous forme de « biocarburant à l'étranger », indique la gendarmerie dans un communiqué. Les vols étaient commis en région Centre-Val-de-Loire, au préjudice d’enseignes de fast-food et collectivités où « au total, plus de 52 faits » ont été perpétrés en trois mois.

Selon la gendarmerie, cette structure gérait trois dépôts en France et deux en Allemagne. Les investigations ont mis en évidence « qu’en un peu plus de deux mois, 14 transports d’huile » avaient été réalisés depuis un dépôt près de Chartres à destination des Pays-Bas. Les enquêteurs avaient appris que « la police belge investiguait aussi sur une partie de ce réseau ». Le trafic présumé porte au total sur « 385 tonnes d’huile pour un préjudice de plus de 460.000 euros », précise la gendarmerie.

L’huile de friture usagée, autrefois simple déchet issu de la restauration, est aujourd’hui convoitée par l'industrie des biocarburants. Des véhicules équipés d'anciennes motorisations diesel peuvent rouler à l’aide de ce carburant, versé pur ou dilué l'hiver car il se fige à basse température.

21/06/2023 - Nouvelles règles et nouveaux objectifs

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Le Parlement européen a approuvé, le 14 juin dernier, de nouvelles règles sur la conception, la production et la gestion des batteries au sein de l’UE. Il sera désormais obligatoire d’inclure une déclaration et une étiquette d’empreinte carbone pour les batteries des véhicules électriques (VE), les batteries de moyens de transport légers (MTL) et les batteries industrielles rechargeables d’une capacité supérieure à 2 kWh. De plus, des niveaux minimums de cobalt (16 %), de plomb (85 %), de lithium (6 %) et de nickel (6 %) recyclés devront être utilisés dans la fabrication de nouvelles batteries. Toutes les batteries MTL, VE et industrielles seront collectées gratuitement. Pour les batteries MTL, l’objectif est d’en collecter 51 % d’ici à 2028 et 61 % d’ici à 2031. Screlec, l’éco-organisme des piles et batteries, avait lancé une filière volontaire de collecte des batteries de MTL, et indique vouloir obtenir un nouvel agrément officiel pour ces batteries.

21/06/2023 - Ouverture retardée

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A Colombelles, dans le Calvados, l’usine de tri des déchets Normantri devait ouvrir ses portes en 2023. Cet immense centre de tri recevra les déchet d’1,2 million d’habitants, soit 55.000 tonnes par an d’emballages en plastique, en carton, en papier ou en aluminium. Normantri est une société publique locale composée de 13 actionnaires publics issus des départements de l’Orne, du Calvados et de la Manche. Le périmètre d’1,2 million d’habitants cité plus haut représente environ 70 % de la population de l’ex région de Basse-Normandie.

La construction a pris du retard en raison d’un contentieux juridique. En effet, après un appel d’offre, Normantri a attribué le marché de conception, construction et exploitation de l’usine à un groupement d’entreprises mené par Urbaser Environnement. Mais « une société qui n’a pas été retenue a déposé un recours qu’elle a gagné en avril », explique le directeur général de Normantri, Damien Cossart. Plutôt que de faire appel de cette décision, la société publique locale a lancé un second appel d’offre. De toute façon, souligne Damien Cossart, « il y a eu des modifications dans le cahier des charges » entre temps.

L’ouverture de l’usine est donc reportée au second semestre 2025. Il est prévu que la demande de permis de construire soit déposée à la mi-juillet.

14/06/2023 - L’EN2R lauréate d’un AMI

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Dans le cadre de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) intitulé « Compétences et Métiers d'Avenir », l'AFPA et Federec (Fédération des Entreprises du Recyclage) ont été sélectionnées pour développer les ingénieries de formation de l'École Nationale du Recyclage et de la Ressource (EN2R), créée par Federec et pour travailler sur l'attractivité des métiers. Le budget alloué est de 10 millions d’euros sur 5 ans. « Dédié aux enjeux de formation, commun à l’ensemble des objectifs du plan « France 2030 », l’AMI « Compétences et Métiers d’Avenir » montre ainsi, en retenant l’EN2R, tout son soutien aux enjeux et besoins auxquels va répondre cette école », estime Federec.

La prochaine étape pour l’EN2R est le lancement, en juillet prochain, d’un appel à référencement des organismes de formation sur la base de cahiers des charges qui seront très prochainement publiés. S’en suivront les dépouillements et enfin la sélection des organismes de formation pour construire le calendrier de formation de la première rentrée de l’EN2R.

14/06/2023 - Production en recul au mois d’avril… mais moins qu’en mars

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En France, la production de papier et carton a reculé en avril (-16,9 %), mais moins qu’en mars (-21,9 %). Tous les segments sont concernés. Les sortes graphiques enregistrent une baisse de 43 %, soit un peu moins qu’en mars (-51,7 %), tandis que les papiers d’emballages souples perdent 32,7 % (contre 56,2 % en mars). Même tendance pour l’emballage et le conditionnement, qui affichent -11,5 % au mois d’ avril, contre -14,7 % en mars, ou encore le carton plat, qui chute de 14,6 % en avril contre 24,2 % en mars. Malgré un net recul de la production, la tendance semble néanmoins s’améliorer.

14/06/2023 - Federec, FNADE et SNEFiD contre la consigne

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Les professionnels de la collecte, du tri et de la valorisation des déchets, représentés par Federec, la FNADE et le SNEFiD et rassemblés au sein de la Confédération des Métiers de l’Environnement, qualifient la consigne des bouteilles en PET de « fausse bonne idée » : elle ne concernerait que 10 % des emballages non collectés aujourd’hui (hors verre) et aurait donc peu d’efficacité, elle complexifierait le geste de tri et désorganiserait les filières de collecte dans lesquelles entreprises et collectivités ont massivement investi et enfin, elle ne réduirait pas le coût du service de collecte et de gestion des déchets financé par les contribuables. Les entreprises de gestion des déchets rappellent plutôt la nécessité d’accélérer le recyclage de tous les emballages en investissant dans la sensibilisation et en s’appuyant sur les leviers identifiés par l’Ademe.

14/06/2023 - Partenariat et nouveaux services

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Dans le cadre d’un partenariat et en complément des services proposés par Léko en tant qu’éco-organisme, RecycleMe by Valorie propose un ensemble d’accompagnements légaux : suivi des évolutions réglementaires, accompagnement sur les obligations internationales, préfiguration des systèmes de REP et prestations de formation.

14/06/2023 - Les ambitions de Lafarge

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Nommé le mois dernier au poste de DG de la ligne produits granulats de Lafarge France, William de Lumley  aura entre autres la mission de décupler la création de platesformes de traitement pour épauler le développement des offres d’économie circulaire, aujourd’hui en pleine croissance.

14/06/2023 - Brangeon poursuit ses emplettes

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La rumeur circule depuis quelques semaines : le groupe Brangeon s’apprêterait à signer la reprise d’Unifer. Créée en 1955, Unifer (3 sites) est une PME opérant sur la région Seine Estuaire. Elle est dirigée par son propriétaire Samuel Lebain (cf. portrait dans Profession Recycleur, n°1327 du 08/07/2020). L’entreprise compte une cinquantaine de salariés et traite chaque année près de 100.000 tonnes, toutes matières confondues.

24/05/2023 - Valorim et Adivalor dans le secteur de la nutrition animale

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Une nouvelle filière de recyclage est en train de voir le jour : celle dédiée à la collecte et au recyclage des emballages vides des produits de nutrition animale (EVNA). Les premières collectes auront lieu à l’automne 2023. Dans le secteur de la nutrition animale, 10 % des produits sont mis sur le marché avec un emballage : papier, plastique, big bag, seau, bidon… De quoi produire 10.000 tonnes de déchets d’emballages par an. Adivalor, l’éco-organisme qui traite les déchets agricoles, va se charger de collecter et recycler ces emballages, en partenariat avec Valorim. Adivalor propose une mutualisation des flux avec les filières existantes. Valorim collectera les écocontributions afin de financer la collecte et le traitement. Le montant de l’écocontribution sera de 0,75 à 2,75 € par tonne d’aliment pour les emballages flexibles (sac, big bag) et de 10 à 20 centimes par kilolitre pour les produits conditionnés dans des emballages rigides (bidon, fût, seau).

24/05/2023 - SNCF Réseau mise sur la circularité

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A Beaune, SNCF Réseau a développé une recyclerie pilote qui doit être déployée sur d’autres sites à l’avenir. Au programme, recyclage et réutilisation des rails et des équipements de voies. « La recyclerie est un exemple grandeur nature de l’innovation circulaire », explique Mikaël Lemarchand, directeur de l’engagement social, territorial et environnemental du groupe SNCF, à L’Usine nouvelle. « Cela implique du social, de la technologie, de l’écoconception. Pour trouver un modèle viable, il faut penser local. ». Sur 2.000 m2, l’ancienne quincaillerie reconvertie en recyclerie reçoit des pièces de toute la France. Elles sont contrôlées, étiquetées et recensées dans une base qui comporte plus de 2.000 références. Pour couvrir l’ensemble du territoire, il faudrait créer 4 recycleries sur le modèle de celle de Beaune.

24/05/2023 - L’Europe veut interdire la destruction des vêtements neufs invendus

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Le Conseil de l’Union européenne, qui représente les 27 pays membres, a ajouté l’interdiction de détruire des vêtements et chaussures invendus à un texte présenté en mars 2022 dans le cadre d’une nouvelle règlementation sur l’écoconception. Cette disposition vient « renforcer l’ambition » de la législation, selon le Conseil, en réduisant « l’impact environnemental de vêtements et d’accessoires qui sont produits, mais jamais utilisés ». Le Parlement européen doit débattre de ce sujet prochainement. Environ 5,8 millions de tonnes de textiles sont jetées chaque année dans l’Union européenne. La création d’un « passeport numérique » apparait également dans la même proposition. Celui-ci contiendrait des informations sur les matériaux et la traçabilité du produit.

 

24/05/2023 - Un nouveau président

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Jean-Pierre Denis, vice-président de Paprec, a été élu président de la Confédération des métiers de l’environnement, qui rassemble les organisations professionnelles FNADE, Federec et SNEFID et représente 112.000 emplois directs, 1.530 entreprises et un chiffre d’affaires de 19,3 milliards d’euros. Il succède à Anne le Guennec. Vice-président de Paprec depuis 2021, administrateur du groupe depuis 2010, Jean-Pierre Denis a été secrétaire général adjoint de l’Elysée entre 1995 et 1997. Il a poursuivi son parcours professionnel dans le monde de l’environnement, comme directeur général de Dakli et président du groupe Crédit Mutuel Arkéa. « Face aux multiples enjeux et aux nouveaux défis auxquelles les entreprises de la gestion et de la valorisation des déchets sont confrontées, je suis convaincu que la CME a un rôle majeur à jouer au service d’un secteur d’activité qui répond à des besoins essentiels de la population et contribue directement à la croissance durable de notre économie », a-t-il déclaré. Son objectif : « permettre à l’ensemble des entreprises qui œuvrent, chaque jour en France, à la collecte, au tri, au recyclage et à la valorisation des déchets, de continuer à investir et à créer des emplois pour offrir des solutions innovantes et des services toujours plus performants aux industriels et collectivités pour la gestion de leurs déchets ».

16/05/2023 - Travaux de modernisation

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Le centre de tri Généris de Kerval Centre Armor, situé dans les Côtes-d’Armor, a fait l’objet de travaux de rénovation pendant un peu plus de trois mois. Au terme des travaux, l’usine est capable de traiter 45.000 tonnes de déchets par an et devrait refuser moins de déchets valorisables. Le site Généris a été doté de deux nouveaux tris optiques, « des lasers permettant de reconnaître le type de plastique qui passe sur la chaîne », explique Ronan Cadec, technicien du site. Il possède également un nouvel overband et un courant de Foucault, deux outils qui « permettent de récupérer plus facilement les petits métaux, comme les capsules ». La modernisation du centre de tri va permettre le traitement de 15.000 tonnes supplémentaires par an, pour un coût total de 9 millions d’euros. Le financement a été réparti entre Citeo (750.000 euros), l’Ademe (plus d’un million d’euros) et Kerval. L’investissement, qui devrait être amorti d’ici 10 ans, servira également à économiser sur les prélèvements dus aux refus de tri. « Puisque nous allons mieux trier, les déchets considérés comme non-valorisables vont diminuer, donc le coût des refus aussi », indique Ronan Cadec.